Guide : lettre licenciement nounou efficace et (presque) sans stress

Garde d'enfants
19 février 2026
27 min de lecture

Mettre fin au contrat de votre nounou sans stress : un guide pour rédiger une lettre de licenciement claire, légale et respectueuse. Modèles et étapes pratiques.

Guide : lettre licenciement nounou efficace et (presque) sans stress

Se séparer de sa nounou est une décision qui mélange souvent l'émotionnel et l'administratif. Pour lancer la procédure, la lettre de licenciement de la nounou est une étape incontournable. Envoyée en recommandé avec accusé de réception ou remise en main propre, elle officialise votre décision et vous protège, vous et votre salariée. C'est le vrai point de départ de la fin du contrat.

Préparer la fin de contrat de votre nounou

Mettre fin au contrat de la personne qui prend soin de votre enfant est rarement une partie de plaisir. Au-delà de l'aspect humain, il y a un cadre légal assez strict à respecter en tant que parent-employeur. Une simple conversation, même si elle est indispensable, ne suffit absolument pas à clore la relation de travail.

La lettre de licenciement de votre nounou est la pierre angulaire de toute la démarche. Elle rend votre intention officielle, lance le préavis et, surtout, expose clairement et sans ambiguïté la raison de la rupture. La voir comme une simple formalité serait une erreur ; c'est un acte de respect et une sécurité juridique pour tout le monde.

Pourquoi la rigueur est-elle votre meilleure alliée ?

Le droit du travail qui encadre les assistantes maternelles et les gardes à domicile est très précis. Une procédure mal menée, un motif flou ou un délai non respecté peut vite se transformer en litige devant le conseil de prud'hommes.

Pensez à cette étape comme au montage d'un meuble suédois. Avec la bonne notice, un peu de méthode et en suivant les étapes dans l'ordre, on s'évite les crises de nerfs et la fameuse pièce en trop. La rigueur vous assure une transition bien plus sereine.

L'objectif est simple : garantir une séparation claire, équitable et parfaitement conforme à la loi. C'est aussi le meilleur moyen de préserver une relation cordiale, ce qui n'est pas négligeable si votre nounou continue de vivre dans le même quartier.

Les premiers pas avant de rédiger la lettre

Avant même de prendre votre stylo, une petite réflexion s'impose. La première question, et la plus importante, est la suivante : quel est le motif réel et sérieux de cette rupture ? C'est ce motif qui va dicter toute la suite de la procédure.

Pour vous aider à identifier et qualifier votre situation, ce tableau synthétise les raisons légitimes pouvant justifier une fin de contrat.

Aperçu des motifs de rupture de contrat valables

Type de motif Exemples concrets Ce qu'il faut savoir
Motif personnel non disciplinaire Scolarisation de l'enfant, déménagement de la famille, changement d'horaires de travail des parents. C'est le cas le plus courant et le plus simple. Le motif n'est pas lié à une faute de la salariée.
Faute simple ou sérieuse Retards fréquents malgré des avertissements, négligences non graves mais répétées. Nécessite des faits précis, datés et prouvables. Peut donner lieu à un préavis.
Faute grave Mise en danger de l'enfant, abandon de poste, vol. Rend impossible le maintien du contrat. Le licenciement est immédiat, sans préavis ni indemnités.
Changement de situation personnelle Perte d'emploi d'un des parents, longue maladie d'un parent, etc. Justifie la suppression du poste. Il faut pouvoir prouver le changement de situation.

Ces exemples vous aideront à mettre le bon mot sur votre situation, ce qui est essentiel pour la suite.

Une fois votre motif clairement identifié, vous serez prêt à passer à la rédaction et aux autres étapes administratives. Si vous êtes à la recherche d'une nouvelle personne, et donc en amont de cette démarche, vous pouvez consulter notre guide sur la création d'une offre d'emploi pour particulier

Identifier le bon motif de licenciement

Choisir le motif du licenciement, ce n'est pas qu'une simple case à cocher. C'est le fondement sur lequel repose toute votre démarche. Une petite erreur de qualification, et c'est toute la procédure qui peut être fragilisée, ouvrant la porte à d'éventuels litiges.

Il est donc essentiel de prendre un moment pour analyser la situation avec objectivité. Pourquoi cette séparation est-elle devenue nécessaire ? Est-ce un changement dans votre vie de famille ? Ou est-ce lié directement au travail de votre nounou ? Votre réponse déterminera la marche à suivre.

Cet arbre de décision est là pour vous aider à y voir plus clair sur les chemins possibles, selon votre situation.

Diagramme de flux détaillé illustrant le processus de décision pour la fin d'un contrat de travail.

Comme le montre ce schéma, tout part de l'analyse de votre situation. C'est elle qui vous orientera vers une solution à l'amiable ou une procédure plus formelle comme le licenciement.

Les motifs personnels non disciplinaires

La plupart du temps, la rupture du contrat n'a rien à voir avec une faute de votre nounou. Elle est simplement la conséquence d'une évolution de votre situation personnelle. Ces motifs sont de loin les plus simples et les plus sereins à gérer, car ils ne remettent pas en cause la qualité de son travail.

Voici les raisons les plus courantes qui entrent dans cette catégorie :

La scolarisation de votre enfant : C'est le grand classique. Votre petit entre à l'école maternelle et, logiquement, vous n'avez plus besoin d'une garde à plein temps. Un déménagement : Votre famille change de ville ou s'installe dans un quartier trop éloigné ? La poursuite du contrat devient alors matériellement impossible. Un changement professionnel : Une perte d'emploi, un passage au télétravail ou de nouveaux horaires peuvent supprimer votre besoin de garde. Une baisse de vos revenus : Une diminution de vos ressources financières, si elle est avérée, peut aussi justifier la fin du contrat.

L'important ici est que la raison invoquée soit réelle et sérieuse. Il ne s'agit pas de chercher un prétexte, mais bien de s'appuyer sur un fait objectif et vérifiable qui explique pourquoi vous n'avez plus besoin de faire garder votre enfant.

Le terrain plus sensible des motifs disciplinaires

Il arrive malheureusement que la décision de licencier soit liée au comportement de la salariée. Dans ce cas, la rigueur et la documentation sont vos meilleurs alliés. On distingue plusieurs niveaux de faute, et les conséquences sur le préavis ou les indemnités sont très différentes.

La faute simple ou sérieuse

On parle ici de manquements qui, sans être d'une gravité extrême, viennent perturber la relation de travail. Pensez à des retards répétés malgré vos remarques, au non-respect de consignes claires sur l'alimentation de l'enfant, ou à de petites négligences régulières.

Pour que ce motif soit valide, vous devez avoir des exemples concrets et datés. Idéalement, vous aurez déjà échangé sur ces points, peut-être même envoyé un avertissement écrit. La faute simple donne droit au préavis et aux indemnités de licenciement.

La faute grave

La faute grave est bien plus sérieuse. C'est celle qui rend impossible le maintien de votre nounou à son poste, même pendant la durée du préavis. Le contrat doit être rompu sur-le-champ. Les exemples, heureusement rares, sont sans équivoque :

Mise en danger avérée de l'enfant (laisser un tout-petit seul près d'une piscine, par exemple). Abandon de poste (ne pas se présenter au travail plusieurs jours sans aucune justification). Comportement violent ou injurieux.

Ce type de licenciement est privatif de préavis et d'indemnité de licenciement. Il ne faut donc l'invoquer que si les faits sont très sérieux et, surtout, que vous pouvez les prouver.

La faute lourde

Encore plus rare, la faute lourde suppose une intention de nuire à l'employeur. On parle ici d'actes de malveillance délibérés ou de vol. La charge de la preuve est extrêmement lourde pour l'employeur.

Le contexte actuel rend ces situations encore plus délicates. Le secteur de l'accueil des jeunes enfants en France traverse une crise du personnel sans précédent. Au troisième trimestre 2025, les chiffres de la DARES sont éloquents : 248 000 licenciements ont été enregistrés dans le secteur privé. Cette pénurie de professionnels qualifiés crée un environnement tendu, augmentant les risques de turn-over. Pour plus de détails, vous pouvez consulter les données complètes de la DARES

Qualifier correctement le motif est donc la première étape indispensable pour rédiger une lettre de licenciement de nounou qui soit à la fois juste et inattaquable sur le plan légal.

La rédaction de la lettre de licenciement

Une fois le motif bien au clair dans votre esprit, il est temps de passer à l’étape la plus concrète : la rédaction de la lettre de licenciement de votre nounou. Ce document est bien plus qu’une simple formalité. C’est la trace écrite, officielle, de votre décision. Elle doit donc être irréprochable, sur le fond comme sur la forme.

Pensez à ce courrier comme à la carte d'embarquement d'un vol : chaque information doit être juste pour que tout se déroule sans accroc. Une lettre bien ficelée évite les malentendus et sécurise juridiquement la procédure, pour vous comme pour votre salariée.

Deux femmes échangent une lettre importante dans un cadre lumineux, peut-être concernant une nounou.

Les éléments indispensables à ne jamais oublier

Pour qu'une lettre de licenciement de nounou soit valide, elle doit impérativement contenir certaines mentions. Oublier l'une d'elles pourrait fragiliser toute votre démarche. Assurez-vous d'y faire figurer systématiquement :

Vos coordonnées complètes : Nom, prénom, et adresse en tant qu’employeur. Les coordonnées de votre salariée : Nom, prénom, et adresse de votre nounou. L'objet clair du courrier : Indiquez sans détour « Notification de licenciement ». Le mode de remise : Précisez « Lettre recommandée avec accusé de réception » ou « Remise en main propre contre décharge », avec la date du jour.

Ces informations de base posent le cadre formel. On peut maintenant passer au cœur du sujet : le motif et le préavis.

Formuler le motif clairement et factuellement

C'est sans doute la partie la plus délicate. Le motif que vous avez identifié doit être énoncé de manière précise, objective et vérifiable. Le but n'est pas d'entrer dans un débat émotionnel, mais de présenter les faits, rien que les faits.

Imaginons que vous vous séparez de votre nounou car votre enfant entre à l'école. Voici une formulation qui fonctionne bien :

« Conformément à nos échanges, nous vous notifions par la présente la rupture de votre contrat de travail. Cette décision est motivée par la prochaine scolarisation de notre enfant [Prénom de l'enfant] en première année de maternelle à compter du [Date de la rentrée scolaire]. Ce changement entraîne la suppression de votre poste, le besoin de garde à domicile n'existant plus. »

Cette tournure est factuelle, non accusatrice, et ne laisse aucune place à l'interprétation. Elle établit un lien de cause à effet très clair entre un événement extérieur (la rentrée) et la fin du contrat. Évitez les phrases vagues comme « pour raisons personnelles », qui sont juridiquement bien trop faibles.

Préciser les dates et modalités du préavis

Sauf en cas de faute grave ou lourde, le préavis est un droit pour votre salariée. Sa durée dépend de son ancienneté. Vous devez donc indiquer très clairement dans la lettre :

La date de début du préavis : Il commence le jour de la première présentation de la lettre recommandée (ou de sa remise en main propre). La durée exacte du préavis : Par exemple, « un préavis d'une durée de 15 jours calendaires ». La date de fin de contrat : Précisez le jour exact où le contrat prendra fin, à l'issue de ce préavis.

Il arrive que l'on souhaite dispenser la nounou d'effectuer son préavis. Si c'est votre cas, mentionnez-le explicitement et précisez que les salaires correspondants lui seront versés sous la forme d'une indemnité compensatrice de préavis.

Informer votre nounou de ses droits

Une lettre de licenciement bienveillante et complète se doit aussi d'informer la salariée de ses droits. C'est un vrai signe de transparence et de respect de votre part.

Pensez à mentionner les points suivants :

Les documents de fin de contrat : Indiquez que son solde de tout compte, son certificat de travail et son attestation Pôle emploi lui seront remis à la fin de son préavis. Le Droit Individuel à la Formation (DIF) : Si votre nounou a acquis des heures de DIF, elle doit en faire la demande avant la fin de son préavis pour les utiliser. N'hésitez pas à le mentionner. Les heures de recherche d'emploi : La convention collective peut prévoir des heures d'absence autorisées et payées pour chercher un nouveau travail pendant le préavis. Renseignez-vous et indiquez ce droit si c'est le cas.

Pour finir, une formule de politesse professionnelle et votre signature suffisent. Le ton général doit rester courtois et factuel. N'oubliez pas que cette lettre est le reflet de la considération que vous portez à la personne qui a pris soin de votre enfant. D'ailleurs, si votre nounou était employée via le dispositif CESU, vous pourriez trouver des informations utiles dans notre article sur les spécificités d'une nounou CESU

Calculer les indemnités de fin de contrat

On arrive à la partie qui fait souvent un peu peur : les chiffres. Calculer ce que vous devez à votre nounou à la fin de son contrat est une étape incontournable, mais respirez, ce n'est pas si compliqué. Avec un peu de méthode, cette obligation devient une simple formalité.

L'objectif est simple : s'assurer que tout est juste et conforme à la loi, pour que la relation de travail se termine sur une note claire et respectueuse. Il y a trois indemnités principales à avoir en tête. On va les décortiquer ensemble, avec des exemples pour que tout soit limpide.

Une personne remplit un document financier près d'un calculateur, d'un calendrier et d'une tétine de bébé.

L'indemnité de licenciement

Cette indemnité est due si votre nounou a au moins huit mois d'ancienneté à la date d'envoi de la lettre de licenciement. Attention, petit point important : elle n'est pas versée si le licenciement est pour faute grave ou lourde. Son but est simplement de compenser la perte de son emploi.

La bonne nouvelle, c'est que la formule de calcul a été simplifiée et est bien plus avantageuse pour la salariée qu'auparavant.

La formule à retenir est la suivante : Indemnité de licenciement = (Total des salaires bruts perçus pendant le contrat) / 80

Ce calcul prend en compte tous les salaires bruts, y compris les heures complémentaires et majorées, les congés payés et le salaire du préavis (qu'il soit fait ou non). En revanche, les indemnités d'entretien, de repas ou de transport n'entrent pas dans le calcul.

Exemple concret : Votre nounou a travaillé 2 ans chez vous et a touché un total de 24 000 € de salaires bruts. Calcul : 24 000 € / 80 = 300 €. Vous devrez donc lui verser une indemnité de licenciement de 300 €.

L'indemnité compensatrice de préavis

Celle-ci ne vous concerne que dans un cas bien précis : si vous choisissez de dispenser votre nounou de faire son préavis. Si elle travaille normalement pendant cette période, elle touche simplement son salaire habituel, et c'est tout.

En revanche, si vous préférez qu'elle ne vienne plus travailler, vous devez lui verser une somme équivalente au salaire brut qu'elle aurait perçu si elle avait travaillé. C'est comme si vous lui "payiez" son préavis sans qu'elle vienne.

C'est une décision qui vous appartient entièrement. Parfois, cela permet de simplifier la transition, surtout si la relation est devenue un peu tendue. Le coût est le même pour vous, mais cela peut aider à préserver une ambiance plus sereine pour tout le monde.

L'indemnité compensatrice de congés payés

À la fin d'un contrat, il est très rare que la nounou ait posé tous les jours de congés payés auxquels elle avait droit. Vous devez donc tout simplement les lui "racheter".

Pour ce calcul, il existe deux méthodes. La règle d'or est de toujours choisir la plus avantageuse pour votre salariée :

La méthode du maintien de salaire : Vous calculez ce qu'elle aurait gagné si elle avait posé ses congés. C'est la méthode la plus simple si ses horaires sont réguliers. La méthode du 1/10ème : Vous prenez 10 % de la rémunération brute totale qu'elle a perçue pendant la période de référence (généralement du 1er juin au 31 mai).

La base de calcul de ces indemnités est évidemment le salaire de votre nounou. Pour vous donner un ordre d'idée, le salaire minimum pour une garde d'enfants à domicile (niveau 3) est de 12,51 euros bruts depuis mai 2024. Pour les assistantes maternelles, le tarif horaire net moyen en France se situe autour de 3,86 € en 2022.

Ces calculs peuvent paraître un peu fastidieux, mais ils sont indispensables pour établir un solde de tout compte juste. Pour vous simplifier la vie, n'hésitez pas à utiliser des outils faits pour ça. Jetez un œil à notre calculatrice de salaire pour nounou elle pourra vous donner un sacré coup de main.

Boucler la fin de contrat : les démarches administratives à ne pas manquer

La lettre de licenciement est partie, le préavis tourne... On pourrait croire que le plus dur est derrière soi. Et c'est vrai, en grande partie ! Mais il reste une dernière ligne droite administrative, une étape cruciale pour que tout se termine dans les règles de l'art et en toute sérénité.

Voyez cette phase comme le rangement final après une grande fête : c'est moins fun, mais indispensable pour que tout soit parfaitement en ordre. Il s'agit maintenant de préparer et de remettre à votre nounou les documents qui lui ouvriront ses droits et lui permettront de tourner la page sereinement sur le plan professionnel.

Deux femmes souriantes échangent des documents, un certificat et une enveloppe, près d'une chaussure de bébé.

Le trio de documents indispensables

Le tout dernier jour du contrat, vous avez une obligation légale : remettre trois documents essentiels à votre nounou. Chacun a un rôle bien précis. L'idéal est de les remettre en main propre contre un reçu, mais si ce n'est pas possible, un envoi en recommandé fera l'affaire.

Voici le trio à ne jamais oublier :

Le certificat de travail : C'est le passeport professionnel de votre nounou, la preuve de son expérience chez vous. L'attestation Pôle emploi : Le sésame qui lui permettra de faire valoir ses droits au chômage. Le solde de tout compte : Le récapitulatif financier qui clôture votre relation de travail.

Ces documents sont d'autant plus importants que le secteur de la garde d'enfants évolue. Le nombre d'employeurs d'assistantes maternelles, par exemple, a chuté de 775 000 en 2018 à 709 000 fin 2021. Cette tendance rend chaque fin de contrat plus délicate et souligne l'importance d'une procédure nickel pour éviter tout litige. Pour creuser le sujet, n'hésitez pas à consulter l'analyse complète sur lesprosdelapetiteenfance.fr

Décortiquer le certificat de travail

De tous les papiers, le certificat de travail est le plus simple à préparer. Il atteste simplement que votre nounou a travaillé pour vous, en précisant les dates et la nature de son poste. C'est une pièce maîtresse qu'elle présentera à ses futurs employeurs.

Assurez-vous qu'il contienne bien ces infos :

Vos noms et adresse en tant qu'employeur. Les noms et adresse de votre salariée. Les dates précises de début et de fin du contrat, préavis inclus. La nature de l'emploi (par exemple, "garde d'enfants à domicile"). La mention concernant la portabilité de la prévoyance, si cela s'applique.

Pensez-y comme au résumé officiel de votre collaboration. Un document clair et bien rempli, c'est une marque de reconnaissance qui facilitera ses futures recherches.

L'incontournable attestation Pôle emploi

Ce document est absolument vital. Sans lui, impossible pour votre nounou de s'inscrire à Pôle emploi et de toucher ses allocations chômage. Vous ne pouvez donc, sous aucun prétexte, faire l'impasse dessus.

La démarche est simple et se passe obligatoirement en ligne. Connectez-vous à votre espace employeur sur le site de Pôle emploi pour remplir l'attestation. Une fois qu'elle est validée, il vous suffit de l'imprimer pour la lui remettre. N'oubliez pas de garder précieusement une copie pour vos archives.

Le solde de tout compte : le décompte final

Ce document est le bilan financier détaillé de la fin de contrat. Il liste précisément toutes les sommes versées à votre nounou avec son dernier salaire.

On doit y trouver :

Le salaire du dernier mois travaillé. L'indemnité compensatrice de préavis (si vous l'en avez dispensée). L'indemnité compensatrice de congés payés pour les jours non pris. L'indemnité de licenciement, si elle y a droit.

Votre nounou n'est pas obligée de le signer sur-le-champ. Elle peut tout à fait prendre le temps de vérifier les calculs. Si elle le signe, elle dispose de 6 mois pour contester les montants. Si elle ne le signe pas, ce délai passe à 3 ans. Dans tous les cas, vous devez bien sûr lui verser les sommes indiquées.

Pour vous aider à ne rien oublier, voici un petit récapitulatif des démarches post-notification.

Vos obligations après la notification du licenciement

Un récapitulatif des documents à fournir et des délais à respecter pour une clôture de contrat en toute conformité.

Document ou Démarche Quand le remettre ou l'effectuer ? Comment procéder ?
Certificat de travail Le dernier jour du contrat de travail. À remettre en main propre contre reçu ou par lettre recommandée.
Attestation Pôle emploi Le dernier jour du contrat de travail. À remplir en ligne sur votre espace employeur Pôle emploi puis à imprimer.
Solde de tout compte Le dernier jour du contrat de travail. À établir en double exemplaire et à remettre en même temps que le dernier salaire.
Déclaration Pajemploi/CESU Le mois suivant la fin du contrat. Effectuer la dernière déclaration de salaire comme d'habitude sur la plateforme.

Ces démarches peuvent sembler purement administratives, mais elles sont en réalité la dernière marque de respect que vous pouvez montrer à la personne qui a pris soin de votre enfant. Les finaliser avec soin, c'est s'assurer une tranquillité d'esprit bien méritée, pour elle comme pour vous.

Vos questions fréquentes sur le licenciement d'une nounou

Mettre fin à un contrat de travail, ça soulève toujours un tas de questions. C'est tout à fait normal. Pour vous aider à boucler cette étape sans stress, on a rassemblé les interrogations les plus courantes des parents employeurs. Voici des réponses directes pour y voir plus clair.

Peut-on licencier une nounou pendant un arrêt maladie ou un congé maternité ?

C'est un sujet très sensible, et la réponse de principe est non. La loi est très claire là-dessus : une salariée est protégée. Il est formellement interdit de la licencier à cause de son état de santé ou de sa grossesse. Ce serait considéré comme un motif discriminatoire, et le licenciement serait immédiatement jugé nul.

Il existe toutefois des exceptions, mais elles sont extrêmement rares et strictes. Le licenciement reste une option si vous pouvez le justifier par :

Une faute grave que la salariée aurait commise avant son arrêt de travail. Un motif économique totalement indépendant de son état, comme la suppression du poste parce que votre enfant rentre à l'école, par exemple.

Dans ces cas précis, la procédure est très encadrée et le risque de finir aux prud'hommes est élevé. Vous devez être capable de prouver, sans l'ombre d'un doute, que votre décision n'a absolument rien à voir avec l'arrêt maladie ou la maternité. Bref, on vous conseille vivement de vous faire accompagner par un pro pour sécuriser votre démarche.

Quelle est la différence entre un licenciement et une rupture conventionnelle ?

La grande différence, c'est l'accord. Le licenciement est une décision unilatérale : c'est vous, l'employeur, qui prenez la décision de rompre le contrat. Votre nounou n'a pas son mot à dire sur le principe même de la rupture.

La rupture conventionnelle, à l'inverse, est un accord à l'amiable. Elle ne peut être imposée ni par vous, ni par elle. C'est une discussion où les deux parties doivent se mettre d'accord pour mettre fin au contrat et sur les conditions de cette séparation. C'est souvent une solution plus apaisée, car elle est basée sur le dialogue. Elle ouvre aussi le droit aux allocations chômage pour la salariée, ce qui en fait une alternative intéressante à ne pas négliger.

Que faire si ma nounou refuse de signer son solde de tout compte ?

Pas de panique, son refus ne change rien à la fin du contrat. Vous avez l'obligation de lui verser les sommes indiquées, qu'elle signe ou non. Ce document n'est pas une preuve qu'elle est d'accord avec vos calculs, mais simplement un reçu.

La signature du solde de tout compte a surtout un impact sur les délais de contestation. Si elle signe, elle a 6 mois pour contester les montants. Si elle ne signe pas, ce délai s'allonge à 3 ans.

Pour vous protéger, l'important est de pouvoir prouver que vous lui avez bien remis le document. Le mieux, c'est une remise en main propre contre une petite décharge (un simple papier où elle atteste l'avoir reçu, avec la date et sa signature). Si ce n'est pas possible, un envoi par lettre recommandée avec accusé de réception fera parfaitement l'affaire.

Le préavis est-il toujours obligatoire ?

Oui, le préavis est la règle. Sa durée dépend de l'ancienneté de votre nounou et elle est fixée par la convention collective. C'est une période de transition qui permet à tout le monde de s'organiser.

Il n'y a que deux situations où le préavis saute :

Le licenciement pour faute grave. Le licenciement pour faute lourde.

Dans ces cas, la rupture du contrat est immédiate, car la situation rend impossible le maintien de la salariée à son poste, même pour quelques semaines.

Vous pouvez aussi choisir de dispenser votre nounou d'effectuer son préavis, même pour un motif personnel classique. C'est votre décision. Si c'est le cas, vous devrez lui verser une indemnité compensatrice de préavis, qui correspond au salaire qu'elle aurait touché si elle avait travaillé. En revanche, petite subtilité à connaître : si c'est elle qui demande à ne pas l'effectuer et que vous acceptez, vous n'avez aucune indemnité à lui verser.

Terminer un contrat de garde est une étape délicate, mais essentielle. Si vous êtes sur le point de commencer une nouvelle aventure et de chercher la perle rare pour veiller sur vos enfants, Baby Sittor est là pour vous accompagner. Postez gratuitement votre annonce et entrez en contact avec des baby-sitters de confiance recommandées par votre entourage. Trouvez votre baby-sitter idéale sur babysittor.com/fr et abordez cette nouvelle étape avec sérénité.

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