Calcul indemnité fin de contrat assistante maternelle: Guide et conseils

Garde d'enfants
22 janvier 2026
22 min de lecture

Fin de contrat avec votre assistante maternelle ? Démêlez facilement le solde de tout compte : indemnité de rupture, congés payés, régularisation. Un guide clair pour éviter les erreurs.

Quand le contrat avec votre assistante maternelle touche à sa fin, une dernière étape administrative, mais cruciale, vous attend : le calcul du solde de tout compte. C’est souvent une source de stress pour les parents employeurs. Entre les termes techniques et les différentes lignes de calcul, on peut vite se sentir comme face à un puzzle dont les pièces refusent de s'emboîter.

Pas d’inquiétude. Voyez ce moment non pas comme une corvée, mais comme la dernière étape pour clôturer votre relation de travail en toute sérénité et dans les règles de l'art. On va décortiquer ça ensemble, simplement, pour que vous sachiez exactement quoi faire.

Décortiquer le solde de tout compte sans se prendre la tête

La somme finale que vous allez verser à votre assistante maternelle n'est pas un bloc unique. Elle est en réalité la somme de plusieurs éléments bien distincts, chacun avec sa propre logique de calcul. Un peu comme une recette de cuisine : il faut les bons ingrédients dans le bon ordre.

Pour faire simple, il y a trois piliers à maîtriser. Une fois que vous les aurez en tête, tout deviendra beaucoup plus clair.

L’indemnité de rupture : On l'appelle aussi parfois « indemnité de licenciement ». Elle est due si c'est vous qui mettez fin au contrat et que votre assistante maternelle a au moins 9 mois d’ancienneté avec vous. L’indemnité compensatrice de congés payés : C'est tout simplement le paiement des jours de congés que votre nounou a accumulés mais qu'elle n'a pas encore pris au moment où le contrat s'arrête. La régularisation du salaire : Celle-ci ne vous concerne que si vous étiez en année incomplète. C'est un calcul essentiel pour s'assurer que toutes les heures réellement travaillées ont bien été payées, malgré le lissage du salaire sur 12 mois.

Le solde de tout compte, ce n'est pas juste un virement. C'est un document officiel qui récapitule toutes ces sommes. Une petite erreur peut entraîner des discussions ou des complications plus tard, d'où l'importance de bien faire les choses.

Attention, toutes les situations ne déclenchent pas les mêmes paiements. Par exemple, si c'est votre assistante maternelle qui démissionne, ou en cas de faute grave de sa part, vous n'aurez pas à verser l'indemnité de rupture. Connaître ces nuances, c'est la clé pour appliquer les bonnes règles à votre situation et éviter tout malentendu.

Pour vous aider à y voir plus clair, voici un tableau qui résume les indemnités les plus courantes.

Les indemnités de fin de contrat en un coup d'œil

Ce tableau est un excellent pense-bête. Il vous donne une vision d'ensemble des différentes indemnités, de leurs conditions et de la manière de les aborder.

Type d'indemnité Condition principale Comment la calculer ? Est-elle toujours due ?
Indemnité de rupture Rupture à l'initiative de l'employeur + 9 mois d'ancienneté minimum. 1/80ème du total des salaires bruts perçus pendant toute la durée du contrat. Non. Pas en cas de démission, de départ à la retraite, ou de faute grave/lourde.
Indemnité compensatrice de congés payés Des congés payés ont été acquis mais non pris à la fin du contrat. Calcul du montant dû pour les jours de congés restants (acquis en cours et sur la période précédente). Oui, sauf si le contrat est rompu pour faute lourde.
Régularisation de salaire Contrat en année incomplète. Comparaison entre les salaires versés (lissés) et ce qui aurait dû être payé pour les heures réellement travaillées. Oui, si le calcul montre que l'assistante maternelle a travaillé plus d'heures que ce qui a été payé via la mensualisation.

En gardant cette structure en tête, vous aborderez les calculs de manière beaucoup plus organisée. Chaque indemnité correspond à une situation précise et suit sa propre logique. C’est en comprenant bien ces trois piliers que vous pourrez calculer un solde de tout compte juste et sans erreur.

Décortiquer le calcul de l'indemnité de rupture

Parmi toutes les lignes qui composent le solde de tout compte, l’indemnité de rupture est souvent celle qui impressionne le plus les parents employeurs. Pourtant, son calcul est très encadré et bien plus simple qu'il n'y paraît.

Concrètement, c'est une somme que vous devez verser lorsque vous mettez fin au contrat, à une seule condition : que votre assistante maternelle ait au moins 9 mois d'ancienneté. Le but de cette indemnité est tout simplement de compenser la perte de son emploi. Oubliez les formules complexes ; ici, tout repose sur un principe clair et unique.

Pour bien visualiser où se situe cette indemnité, cette infographie résume les trois piliers du solde de tout compte.

Arbre de décision illustrant le calcul des indemnités de fin de contrat, incluant la rupture et les congés non pris.

Comme vous le voyez, chaque indemnité (rupture, congés payés, dernier salaire) est une brique bien distincte du processus, avec ses propres règles du jeu.

La fameuse formule du 1/80ème, expliquée simplement

La méthode de calcul est unique et imposée par la convention collective : elle correspond à 1/80ème du total des salaires bruts perçus pendant toute la durée du contrat. C'est une avancée majeure, car avant 2022, la formule était bien moins avantageuse pour les assistantes maternelles.

En effet, la réforme de 2022 a considérablement amélioré les choses en faisant passer l'indemnité de 1/120ème à 1/80ème. Pour faire simple, cela représente une augmentation de 50 %. Par exemple, pour un total de 9 000 euros bruts perçus, l'indemnité est passée de 75 euros à 112,50 euros.

La formule est donc on ne peut plus directe :Indemnité de rupture = (Total des salaires bruts versés) / 80

Le vrai enjeu n'est donc pas la division en elle-même, mais de bien identifier quels montants inclure dans ce fameux "total des salaires bruts".

Quels salaires prendre en compte ?

C'est là que se niche la seule petite difficulté. Pour obtenir la bonne base de calcul, vous devez tout simplement additionner tous les salaires bruts versés depuis le tout premier jour du contrat.

Ce qu'il faut absolument inclure :

Les salaires mensuels de base (issus de la mensualisation). Les heures complémentaires et supplémentaires. Les primes éventuelles que vous avez pu verser. L'indemnité compensatrice de préavis (si le préavis n'est pas effectué à votre demande). Les régularisations de salaire qui ont eu lieu en cours de contrat.

Le piège à éviter : N'incluez JAMAIS les indemnités d'entretien, de repas ou les frais kilométriques. Ces sommes ne sont pas du salaire, mais des remboursements de frais. Les ajouter fausserait complètement le calcul et serait une erreur.

Imaginons un contrat de 2 ans où le total des salaires bruts s'élève à 15 200 € (hors indemnités d'entretien, bien sûr).Le calcul sera : 15 200 € / 80 = 190 €.L'indemnité de rupture à verser sera donc de 190 €.

Pour vous simplifier la vie, la plupart des parents reprennent simplement leurs bulletins de salaire Pajemploi et additionnent la ligne "salaire brut" de chaque mois. Pour automatiser une partie de vos vérifications, une calculatrice de salaire de nounou peut s'avérer utile pour vérifier vos totaux.

Les situations où l'indemnité n'est pas due

Il est crucial de savoir que cette indemnité n'est pas systématique. Il y a des cas bien précis où vous n'avez pas à la verser :

En cas de démission de l'assistante maternelle. En cas de licenciement pour faute grave ou lourde. Si l'ancienneté est inférieure à 9 mois au moment où vous notifiez la rupture. Lors d'un départ à la retraite.

Comprendre ces exceptions est tout aussi important que de maîtriser la formule. Cela vous assure d'appliquer la bonne règle à votre situation, sans erreur.

Une fois l'indemnité de rupture dans la poche, il reste un autre gros morceau à régler pour le solde de tout compte : l'indemnité compensatrice de congés payés.

Qu'est-ce que c'est, au juste ? C'est tout simplement le paiement de tous les jours de congés que votre assistante maternelle a cumulés, mais qu'elle n'a pas encore eu le temps de prendre. C'est une remise à plat des compteurs pour être absolument certain que tout son droit à repos lui a bien été payé.

Prenez le temps de bien faire ce calcul, car la moindre erreur peut vite mener à des discussions et des régularisations compliquées. Heureusement, la loi encadre ça de très près et nous donne deux méthodes claires.

Calendrier, pièces de monnaie, enveloppe et jouets flous, symbolisant la planification financière familiale.

Les deux méthodes de calcul à connaître

Pour calculer cette indemnité, la règle est simple : vous devez appliquer deux formules et, c'est une obligation légale, retenir la plus avantageuse pour votre salariée. Il ne s'agit pas de choisir celle qui vous arrange, mais bien celle qui lui est la plus favorable. C'est non négociable.

Les deux approches sont :

La méthode du maintien de salaire : On calcule ce que l'assistante maternelle aurait touché si elle avait travaillé pendant les jours de congés qu'il lui reste. C'est souvent la plus intuitive. La méthode du 1/10ème : On prend 10 % de la rémunération brute totale qu'elle a perçue pendant la période de référence (en général, du 1er juin de l'année N-1 au 31 mai de l'année N).

Cette double vérification assure une parfaite équité, surtout si des heures complémentaires ou des changements de planning ont pimenté l'année.

Appliquons les calculs, pas à pas

Concrètement, comment on s'y prend ? Prenons un exemple tout simple pour une fin de contrat au 31 août, avec 12 jours ouvrables de congés non pris sur le compteur.

Imaginons un accueil sur 4 jours par semaine (lundi, mardi, jeudi, vendredi), 8 heures par jour, avec un taux horaire brut de 5 €.

Calcul avec le maintien de salaire : Les 12 jours ouvrables correspondent à 2 semaines complètes de congés (puisqu'une semaine compte 6 jours ouvrables). Sur ces 2 semaines, l'assistante maternelle aurait travaillé 8 jours (4 jours x 2 semaines). Le salaire à maintenir est donc : 8 jours x 8 heures/jour x 5 €/heure = 320 € bruts. Calcul avec la méthode du 1/10ème : Supposons que sur la période de référence (du 1er juin au 31 août), elle ait touché un salaire brut total de 2 500 €. Le calcul est direct : 2 500 € x 10 % = 250 € bruts.

Dans notre exemple, le résultat le plus favorable est clairement celui du maintien de salaire (320 € est supérieur à 250 €). C'est donc le montant de 320 € que vous devrez verser.

Quelle méthode de calcul choisir pour les congés payés ?

Pour être sûr de ne jamais vous tromper, voici un petit tableau qui résume les deux approches. Il vous aidera à visualiser rapidement laquelle choisir.

Critère Méthode du maintien de salaire Méthode du 1/10ème Laquelle choisir ?
Principe Rémunérer les congés comme s'ils avaient été travaillés. Verser 10 % du total des salaires bruts de la période de référence. Obligatoirement la plus avantageuse pour l'assistante maternelle.
Idéal quand... Le salaire est stable ou a récemment augmenté (heures en plus, etc.). Il y a eu beaucoup d'heures complémentaires ou supplémentaires au cours de l'année. Une comparaison est indispensable à chaque fin de contrat.
Piège à éviter Oublier d'inclure les heures habituelles dans le calcul des jours "travaillés". Ne pas prendre en compte la bonne période de référence pour le total des salaires. Appliquer une seule méthode sans vérifier l'autre.

Ce comparatif rend les choses limpides : la vérification des deux méthodes n'est pas une option, c'est la règle pour garantir un solde de tout compte juste et inattaquable.

Et un dernier détail qui a son importance : ce calcul concerne les congés de l'année en cours, mais aussi le solde éventuel des congés de l'année précédente si tout n'a pas été pris. Le calcul de l'indemnité de fin de contrat de votre assistante maternelle doit donc être complet et solder absolument tous les droits acquis.

Préavis et régularisation : les dernières étapes à ne pas manquer

On y est presque ! Le contrat touche à sa fin, les calculs des indemnités sont bien avancés, mais attention à ne pas crier victoire trop vite. Deux points essentiels doivent encore être validés pour que le solde de tout compte soit parfait : le préavis et l'éventuelle régularisation de salaire.

On pourrait penser que ce sont des détails, mais ils sont absolument cruciaux pour une séparation sereine et parfaitement conforme à la loi. Ces deux étapes garantissent que chaque partie respecte ses engagements jusqu'au bout, sans laisser la moindre place au doute.

Deux personnes s'engagent dans une discussion à une table avec un ordinateur portable et des éclaboussures d'aquarelle.

Le préavis, une formalité à ne pas prendre à la légère

Le préavis, c'est tout simplement la période qui s'écoule entre le moment où vous annoncez la rupture du contrat et le jour où il se termine réellement. Sa durée n'est pas choisie au hasard ; elle dépend directement de l'ancienneté de votre assistante maternelle.

Voici les règles à suivre :

Pour une ancienneté inférieure à 3 mois : le préavis est de 8 jours calendaires. Pour une ancienneté entre 3 mois et 1 an : il passe à 15 jours calendaires. Pour une ancienneté d'un an ou plus : le préavis est d'un mois calendaire.

Le décompte commence à la date de première présentation de la lettre recommandée qui notifie la rupture. Pendant toute cette période, rien ne change : le contrat continue normalement, l'accueil de votre enfant est assuré et le salaire est versé comme d'habitude.

Un point important : si vous décidez de dispenser votre assistante maternelle d'effectuer son préavis, vous êtes tout de même tenu de le lui payer. Cette somme porte alors un nom : l'indemnité compensatrice de préavis. Elle est considérée comme un salaire et doit donc être incluse dans le calcul de l'indemnité de rupture du 1/80ème.

La régularisation de salaire, l’ajustement indispensable en année incomplète

Si le contrat de votre assistante maternelle était en année incomplète (c'est-à-dire moins de 47 semaines d'accueil par an), la régularisation de salaire est une étape absolument obligatoire. Son but est simple : vérifier qu'elle a bien été payée pour toutes les heures qu'elle a réellement travaillées.

Le principe de la mensualisation lisse son salaire sur 12 mois. Il y a donc de fortes chances qu'un décalage existe entre les heures payées chaque mois et les heures réellement effectuées depuis le début du contrat.

Pour faire le point, la méthode est assez simple :

D'un côté, calculez le salaire qui aurait dû être versé en se basant sur les heures de travail réelles depuis le début du contrat (ou sa date anniversaire). De l'autre, comparez ce montant au total des salaires que vous lui avez déjà versés sur cette même période.

Si le salaire dû est supérieur à ce que vous avez déjà payé, vous devez lui verser la différence. C'est ça, la fameuse régularisation.

Prenons un exemple concret pour un contrat en année incomplète qui s'arrête au bout de 8 mois.

Total des heures réellement travaillées : 820 heures Taux horaire net : 4,50 € Salaire qui aurait dû être versé : 820 h x 4,50 € = 3 690 € Salaire mensuel lissé versé chaque mois : 420 € Total des salaires déjà payés sur 8 mois : 420 € x 8 = 3 360 €

Ici, la différence est de 330 € (3 690 € - 3 360 €). Cette somme devra donc être ajoutée au solde de tout compte. Cette démarche est vraiment essentielle pour clôturer le contrat de manière juste et équitable. D'ailleurs, si vous avez des questions sur d'autres aspects administratifs, comme la déclaration, notre guide sur l'emploi d'une nounou via CESU pourrait vous être très utile.

Le cas particulier de la fin d'un cdd

Jusqu'ici, on a surtout parlé du CDI, qui est le contrat le plus courant. Mais que se passe-t-il si vous avez fait un Contrat à Durée Déterminée (CDD), par exemple pour remplacer votre nounou habituelle ? Là, les règles du jeu changent un peu. On oublie l'indemnité de rupture du 1/80ème, et on parle d'une autre somme : la prime de précarité.

Cette indemnité est vraiment la signature du CDD. Son but est de compenser le côté temporaire de l'emploi. Son calcul est très direct, mais il est crucial de bien comprendre comment ça marche pour ne pas tout mélanger avec les indemnités d'un CDI.

La règle des 10 % pour l'indemnité de précarité

Bonne nouvelle : le calcul de cette prime est bien plus simple que celui de l'indemnité de rupture. Elle correspond tout simplement à 10 % de la totalité des salaires bruts que vous avez versés pendant toute la durée du contrat. C'est une règle fixe, facile à appliquer.

La formule est donc toute simple :Prime de précarité = (Total des salaires bruts versés pendant le CDD) x 10 %

Pour trouver le bon montant, il vous suffit d'additionner tous les salaires bruts payés. Comme pour le calcul en CDI, on inclut bien les salaires de base et les heures complémentaires, mais on met de côté les indemnités d'entretien et de repas.

Prenons un exemple concret. Votre assistante maternelle a travaillé 6 mois en CDD et a perçu un total de 4 200 € bruts.Le calcul est vite fait : 4 200 € x 10 % = 420 €.

Au moment du solde de tout compte, vous devrez donc lui verser ces 420 € de prime de précarité, en plus de son dernier salaire et de son indemnité de congés payés. C'est un point essentiel du calcul de l'indemnité de fin de contrat d'une assistante maternelle en CDD.

Quand la prime de précarité n'est pas due

Attention, cette prime n'est pas automatique ! Le Code du travail prévoit quelques situations où vous n'avez pas à la verser. Il est très important de les connaître pour appliquer la bonne règle et éviter les erreurs.

Voici les cas les plus fréquents où vous n'avez pas à payer la prime :

Proposition d'un CDI : Si, à la fin du CDD, vous proposez à votre assistante maternelle de continuer avec vous en CDI (sur un poste identique ou similaire) et qu'elle refuse, la prime n'est pas due. Rupture anticipée par la salariée : Si c'est votre nounou qui décide de mettre fin au contrat avant son terme, elle perd son droit à cette prime. Faute grave de la salariée : Comme pour un CDI, si le contrat est rompu pour une faute grave ou lourde, l'indemnité est supprimée. Contrat saisonnier : Pour les emplois qui ont un caractère saisonnier, la prime de précarité ne s'applique généralement pas.

La différence à retenir est simple : l'indemnité de rupture du 1/80ème, c'est pour un CDI dont vous êtes à l'origine de la rupture. La prime de précarité de 10 %, c'est la règle pour la fin normale d'un CDD. Ne pas confondre les deux, c'est la clé pour un solde de tout compte juste et sans prise de tête.

Les questions qui reviennent souvent sur la fin de contrat

Calculer l'indemnité de fin de contrat d'une assistante maternelle, ça amène souvent son lot de questions de dernière minute. C'est tout à fait normal. Voici des réponses claires pour boucler cette étape administrative sereinement, sans l'ombre d'un doute.

L’indemnité de rupture est-elle imposable ?

Non, l'indemnité de rupture (la fameuse formule du 1/80ème) n'est pas considérée comme un salaire. Bonne nouvelle : elle n'est donc soumise ni aux cotisations sociales, ni à l'impôt sur le revenu.

Concrètement, vous n'avez pas à l'intégrer au salaire net imposable lors de votre déclaration mensuelle à Pajemploi. C'est une somme qui est versée « nette de charges », à la fois pour l'assistante maternelle et pour vous.

Et si c'est mon assistante maternelle qui démissionne ?

Si la rupture du contrat vient de votre assistante maternelle, la situation est beaucoup plus simple. En cas de démission, vous n'avez aucune indemnité de rupture à lui verser.

Vous devrez simplement lui régler son dernier salaire, ainsi que l'indemnité compensatrice pour les jours de congés payés qu'elle a acquis mais pas encore pris. Bien entendu, elle doit respecter sa période de préavis, sauf si vous trouvez un accord commun pour y renoncer.

Faut-il toujours verser cette indemnité ?

Pas systématiquement, non. La condition principale, c'est que la rupture vienne de vous, l'employeur, et que votre assistante maternelle ait une ancienneté suffisante.

L'indemnité de rupture n'est due que si l'assistante maternelle a au moins 9 mois d'ancienneté. Une exception existe : en cas de décès de l'enfant, cette condition d'ancienneté est levée. Elle n'est jamais versée en cas de faute grave ou lourde. Pour creuser ces cas particuliers, le simulateur de l' IRCEM détaille bien ces situations

Mon assistante maternelle garde plusieurs de mes enfants, comment on calcule l'ancienneté ?

Excellente question, car avec une fratrie, le calcul de l'ancienneté peut vite devenir un petit casse-tête. La règle est simple : on cumule les périodes de contrat pour chaque enfant.

Imaginons que vous mettiez fin au contrat du petit dernier, qui était gardé depuis 8 mois. Si son grand frère a été accueilli pendant 2 ans juste avant, l'ancienneté retenue sera de 2 ans et 8 mois. Dans ce cas, l'indemnité de rupture sera bien due, même si le dernier contrat en date était inférieur à 9 mois. Préparer ces discussions en amont est toujours une bonne idée ; notre guide sur les questions à poser à une assistante maternelle peut vous aider à mieux structurer vos futurs entretiens.

Pour trouver une nouvelle personne de confiance pour garder vos enfants, Baby Sittor vous met en relation avec des babysitters recommandées et disponibles près de chez vous. Postez votre annonce gratuitement et trouvez la perle rare en quelques clics sur https://babysittor.com/fr

Book

Réservez votre premier babysittor !

  • appStore
  • playStore